J'y étais enfin, après toutes ces années j'étais de retour à Forks, chez moi. Je descendis de mon Aston Martin et rentra dans la maison, rien n'avait changé, c'était exactement comme je l'avais laissé. Cela faisait 8 ans que je vivais dans un orphelinat suite à la mort de mon grand-père, mais il y a 1 mois j'avais atteint ma majorité et toucher mon héritage, de ce fait je pouvais de nouveau vivre dans le seul endroit que je considérais comme ma maison, j'allais enfin être libre, plus besoin de sortir en douce pour aller chasser, plus besoins de cacher mes dons, désormais je pourrais être moi-même sans me soucier des autres.
Je déposais ma guitare et mes valises dans un coin du salon, je les monterais plus tard, pour l'instant un peu de ménage s'imposait. Je commençais par enlever les draps blancs des meubles avant de dépoussiérer et de ranger, grâce à ma vitesse il fallut moins de 15 min pour rendre le rez-de-chaussée nickel. Je montais ensuite mes affaires avant de m'attaquer à l'étage et au grenier, qui servira désormais de salle de sport. Une fois l'étage terminé je rentrais dans ma chambre, celle qui était auparavant à mon père et que mes grands-parents avaient refaite lorsque j'étais venu habiter ici. Les murs étaient peints en marron et bleu turquoise, deux couleurs que j'avais toujours adoré, un immense lit trônait au milieu de la pièce, en face se trouvait mon bureau ou était posé quelques un de mes vieux dessins et sur lequel je déposais mon ordinateur portable. Je rangeais quelques vieux trucs dans la petite armoire près de la porte où se trouvaient d'anciennes photos de ma famille. Je posais ma guitare dans un coin de la pièce et commença à ranger mes vêtements dans mon énorme dressing dont la porte d'entrée se situait près du lit. Il m'avait fallu moins de 30 min pour ranger et nettoyer toute la maison, dés que mes affaires furent rangées j'ouvris la fenêtre de ma chambre qui donnait sur la forêt, j'inspirais profondément, même l'air d'ici m'avait manqué, je m'installais sur le fauteuil à bascule non loin de là et contempla l'horizon. C'est ici que l'on m'avait enlevé le dernier être cher qui me restait, ça fait 8 ans que je suis seule à cause des Volturi. Tout les jours je pensais à ceux qui m'avaient été enlevés, le temps passe mais les souvenirs restent et c'est bien ça qui fait le plus mal.
Je restais ainsi environ 1h à penser jusqu'à ce que la sonnette de la porte d'entrée me ramène à la réalité. Je descendis en vitesse (humaine) les escaliers et alla ouvrir, un homme d'une cinquantaine d'années se trouvait sur le seuil, il m'adressa un immense sourire avant de se présenter.
-Bonsoir mademoiselle Jackson, je suis désolé de vous déranger à cette heure. Je suis maître Barnes l'ancien avocat de votre grand-père.
-Oh bonsoir maître. Entrez je vous en prie, que puis je pour vous? Demandai-je en l'entraînant au salon.
-Eh bien voilà, il y a 8 ans peu de temps avant sa mort votre grand-père m'a confié une lettre que je devais vous remettre en mains propres à votre majorité si il n'était plus de ce monde.
-Une lettre vous dites?
-Oui, c'était très important pour lui. J'ai appris cette après midi que vous reveniez vivre ici alors j'ai décidé de passer pour vous remettre sa lettre. Dit il en me tentant l'enveloppe.
-C'est très gentil de votre part maître, très peu de gens l'aurait fait, la plupart m'aurait appelé et m'aurait demandé de passer à leur bureau. Dis-je.
-Sûrement. Mais avant d'être un client votre grand père était un ami. Sa mort est un drame.
-Oui c'est un drame, mais je m'efforce de ne pas y penser, le souvenir des gens que j'aime me fait trop mal.
-Je comprends. Je pense qu'il est temps pour moi de prendre congé et de vous laisser lire cette lettre tranquillement. Dit il en se levant.
-Je vous remercie pour ce que vous avez fait maître. Répondis-je en le raccompagnant.
-C'est normal mademoiselle, prenez soin de vous. Au revoir.
-Au revoir. Dis je en fermant la porte.Je mis la lettre dans la poche arrière de mon jean et me prépara à manger avant de monter prendre ma douche, grâce à cette lettre je saurais peut être ce que je suis réellement.
J'enfilais un pyjama et me mis sous les couettes, j'ouvris l'enveloppe d'une main tremblante et lorsque je reconnu l'écriture penchée de grand-père une larme s'écrasa sur le dos de ma main.« Ma petite-fille,
Si tu lis cette lettre c'est que je ne suis plus de ce monde et que tu es désormais majeure. J'espère que malgré mon absence tu as su garder le secret sur tes dons. Avant tout il faut que tu saches que tes parents, ta grand-mère et moi t'aimions plus que tout et que c'est pour cette raison que nous ne t'avons jamais révélé ta véritable nature, ton bonheur passait avant tout et nous avons fait ça pour te protéger. Tu sais déjà que tu n'es pas humaine, en tout cas pas entièrement. Tu es un demi vampire Aly et tu resteras à jamais figé dans tes 18 ans, je sais que cela doit te semblait impossible mais pourtant c'est la vérité. Quand ton père a rencontré ta mère il ignorait ce qu'elle était et puis ils sont tombés amoureux l'un de l'autre et elle lui a alors révélé qu'elle était un vampire. Ton père l'a accepté, il aimait ta mère plus que n'importe qui, quelques mois après sa révélation ta mère a su qu'elle était enceinte de toi alors que c'est impossible pour une femme vampire d'avoir un enfant. Lorsque ton père l'a appris il a demandé à ta mère de le transformer pour que vous puissiez vivre éternellement tout les trois, elle a accepté et ils nous ont tout dit, je dois t 'avouer que j'ai eu un choc ce jour là.
Pendant la grossesse tes parents sont allés voir la famille de vampires la plus puissante qui existe, les Volturi, ce nom signifie sûrement quelque chose pour toi. Il s se sont rendus compte en quittant Volterra que ce fut une grosse erreur, les Volturi leur ont parlé d'une prophétie qui racontait la venue au monde d'un être plus puissant que quiconque né d'un amour entre une vampire et un humain, cet enfant c'est toi Aly. Tes parents ont compris que les Volturi étaient avides de pouvoir et qu'ils feraient tout pour t'avoir alors ils ont fui. Malheureusement peu après tes 5 ans les Volturi les ont retrouvé et ils t'ont confié à nous, deux ans après ta grand-mère les a rejoint. Avant de partir tes parents m'ont appris les dons que tu possédais et il est temps que tu les saches aussi. Premièrement sache qu'aucun pouvoir ne peut t'atteindre, tu peux influencer le climat, tu sais quand on te ment, tu contrôle le feu et tu as la faculté de copier les pouvoirs des autres, pour cela tu dois te concentrer sur la personne et te focaliser sur son énergie. Tu es très puissante Aly mais pas invincible, c'est pour cela que tu ne dois pas chercher à te venger, nous n'avons pas donné nos vies pour que tu meures. Je sais que tu t 'es retrouvé seule et que l'absence a des tords que rien ne défend mais la vengeance est un poison qui te ronge de l'intérieur, alors ne la cherche pas et contente de vivre et d'être heureuse ma puce. Si tu lis cette lettre c'est que malgré tout j'ai réussi a te protéger.
Tu as 10 ans aujourd'hui et en ce moment je t'écoutes jouer du piano, j'ai l'espoir que tu ais continué la musique malgré les obstacles. Sache que tu es ma plus grande fierté Alyssa et que rien ne pourra changer ça. De tout là-haut on veille sur toi, regardes parmi les étoiles et tu nous verras. Prends
soin de toi ma princesse.
Je t'aime
Grand-père. »
Je relus une dernière fois sa lettre avant de m'effondrer en pleurs sur mon oreiller, je laisser libre cours à mes souvenirs jusqu'à ce que je n'ais plus de larmes. Il fallait que je dorme, demain je reprenais les cours au lycée de Forks et un retard le premier jour ne serait pas très bien vu. C'est en repensant à ce que j'étais, un demi vampire, que je me laissais aller dans les bras de Morphée.